Meuble (adjectif)


Définition de l'Académie française (éd. 1986)

Adjectif 

XII e siècle, moeble. Issu du latin mobilis, « mobile ».

I. Adj. Qu'on peut déplacer, remuer.
1. En parlant d'un sol. Terre , terre légère, facile à retourner, ou terre brisée et divisée par les labours. Formation , dont les éléments sont peu liés entre eux, ne présentent qu'une faible cohésion. Les sables, les graviers, les limons sont des formations s. Dépôts de calcaires s.
2. . Se dit d'un bien qui, par nature, peut être transporté d'un lieu à un autre, sans dommage ni perte de valeur. Engager, vendre tous ses biens, s et immeubles. L'argent comptant, les bijoux, l'argenterie sont des biens s. Par ext. Se dit de tous les biens qui ne sont pas immobiliers, auxquels la loi reconnaît un caractère mobilier. Sont dites s par l'objet auquel elles s'appliquent les créances, les rentes perpétuelles ou viagères. Subst. Les s suivent la personne. En fait de s, possession vaut titre.

II. N. m.
1. Dans la langue courante, tout objet servant à l'aménagement intérieur, à la décoration d'une maison, d'un lieu d'habitation, etc. Cette commode, ce secrétaire est un beau . Un d'acajou, un en merisier. Meubles de haute époque. Meubles Empire. Acheter des s dans une vente publique. Meubles de cuisine, de salle de bains, de jardin. Meubles de rangement, de bureau. Expr. Se mettre dans ses s, acheter des s pour garnir l'appartement qu'on veut occuper. Mettre une femme dans ses s (vieilli), l'entretenir, lui donner un logement et des s pour le garnir. Fig. et fam. Sauver les s, préserver ce qui peut l'être de la ruine, du désastre. Vieilli. Au singulier, dans un sens collectif. Ensemble des objets garnissant un appartement, une pièce, etc. (aujourd'hui, on dit Mobilier ). Meuble de tapisserie. Faire don d'un complet.
2. Toute figure dont la place dans l'écu n'est pas fixe. Meubles et partitions.


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Adjectif 

Qu'on peut déplacer, remuer. Il s'emploie surtout dans les deux locutions suivantes :
"Terre ," Terre légère, ou Terre brisée et divisée par les labours.
En termes de Jurisprudence, "Biens s," Les choses qui peuvent être facilement transportées d'un lieu dans un autre, sans détérioration. "Engager, vendre tous ses biens s et immeubles."
MEUBLE est aussi nom masculin et se dit alors des Différents objets qui servent à garnir, à orner une chambre, un appartement, une maison. "Un locataire doit garnir son logement de s. Cette commode, ce secrétaire est un beau . Un d'acajou. Acheter des s à une vente publique. Un de prix. Des s de style. On a saisi ses meubles."
"Se mettre dans ses s," Acheter des s pour garnir l'appartement qu'on veut occuper. On dit de même "Être dans ses s."
"Mettre une femme dans ses s," L'entretenir, lui donner un logement, un appartement et des s pour le garnir.
MEUBLE, au singulier, signifie, dans un sens collectif, Toute la garniture d'un appartement, d'une chambre, d'un cabinet, etc., comme tapisseries, lits, sièges, etc., principalement lorsqu'elle est assortie pour les formes et pour les couleurs. "Il a un beau de salon. Meuble de salle à manger. Meuble de tapisserie."
MEUBLE, en termes de Jurisprudence, désigne Tous les biens qui ne sont pas immobiliers. "Les s suivent la personne. Les s n'ont point de suite par hypothèque. L'argent comptant, les bijoux, les pierreries, la vaisselle d'argent sont regardés comme s. Les billets, les valeurs sont aussi regardés comme des s. En fait de s, possession vaut titre."



Dictionnaire d'Emile Littré

Adjectif 



 1   Qui est aisé à remuer, usité seulement dans les deux locutions terre et bien .
    Terre , terre qui est douce et se divise bien d'elle-même, ou terre qu'on a préparée ainsi soit par des mélanges, ou labours, soit en cassant les mottes.
BONNET: « Le laboureur, en ouvrant la terre à diverses reprises, ne la rend pas seulement plus ; il y introduit encore l'air et la chaleur nécessaires au développement des graines qu'il lui confiera »
    Terme de jurisprudence. Biens s, les choses qui peuvent se transporter d'un lieu dans un autre sans détérioration. Obliger tous ses biens s et immeubles.
MONTESQ.: « Les biens sont s de plusieurs espèces »
     Code civil, art. 527: Les biens sont s par leur nature ou par la détermination de la loi
     ib. 529: Sont s par la détermination de la loi les obligations et actions qui ont pour objet des sommes exigibles ou des effets mobiliers
     ib. 520: Dès que les grains sont coupés et les fruits détachés, quoique non enlevés, ils sont s

 2   S. m. Tout ce qui sert à garnir, à orner une maison sans en faire partie. Acheter des s à un encan. Il a de beaux s. Le luxe des s.
LA BRUY.: « Ils [les vieillards] vantent les modes qui régnaient alors dans les habits, les s et les équipages »
LA BRUY.: « Il faut des saisies de terre et des enlèvements de s... »
    Se mettre dans ses s, acheter des s pour garnir la chambre, l'appartement qu'on veut occuper.
    Être dans ses s, occuper un appartement qu'on a meublé.
DANCOURT: « Où demeures-tu, te dis-je ? es-tu dans tes s ? »
    Mettre une femme dans ses s, se dit d'un homme qui donne un logement à une maîtresse qu'il a en ville.
J. J. ROUSS.: « Klupffel avait mis dans ses s une petite fille qui ne laissait pas d'être à tout le monde, parce qu'il ne pouvait l'entretenir lui seul »
    Au singulier, dans un sens collectif, toute la garniture d'un appartement, d'une chambre, d'un cabinet, etc. Un de tapisserie. Broder un . Un en damas.
SÉV.: « Si vous n'avez pas sauvé tous vos beaux s, et surtout celui de votre cabinet, digne de Versailles, je serai bien affligée »
VOLT.: « Pendant qu'on dorera votre cabinet, qu'on achèvera votre »
MARMONTEL: « La duchesse de Luxembourg donna le tort à sa vieille amie, et fit présent d'un complet à Mlle l'Espinasse dans le logement qu'elle prit »

 3   Par extension, se dit de certains objets qu'on peut porter sur soi. Ce couteau à plusieurs lames est un fort commode.
MOL.: « Vos livres éternels ne me contentent pas ; Et, hors un vieux Plutarque à mettre mes rabats, Vous devriez brûler tout ce inutile »
    Fig.
LA BRUY.: « Antagoras.... vieil de ruelles où il parle procès et dit des nouvelles »
HAMILT.: « Il lui dit [à un homme qui voulait une femme de la cour] qu'une fille élevée à la cour était un terrible pour la campagne »

 4   Fig. Ce qui sert intellectuellement ou moralement comme fait un .
BOILEAU: « La vertu sans l'argent n'est qu'un inutile »
J. J. ROUSS.: « La raison n'est pas un qu'on pose et qu'on reprenne à son gré ; et quiconque a pu vivre dix ans sans penser ne pensera de sa vie »

 5   Fig. Petit de bouche, phrase qu'on a continuellement à la bouche (locution tombée en désuétude).
CORN.: « Soleils, flambeaux, attraits, appas, Pleurs, désespoirs, tourments, trépas, Tout ce petit de bouche Dont un amoureux s'escarmouche, Je savais bien m'en escrimer »

 6   Terme de jurisprudence. Le mobilier.
     Code Nap. art. 2279: En fait de s, la possession vaut titre
     Code Nap. art. 533: Le mot , employé seul dans les dispositions de la loi ou de l'homme, sans autre addition ni désignation, ne comprend pas l'argent comptant, les pierreries, les dettes actives, les livres, les médailles, les instruments des sciences, des arts et métiers

 7   Terme de blason. Se dit d'un dessin, d'un symbole, qui charge, brise ou accompagne les pièces et les divisions d'un écu. Des animaux, des fruits, des arbres, des besants, etc. sont des s de l'écu ou des s d'armoiries.

HISTORIQUE
    XIIIème siècle
     Bibl. des Chartes, 4° série, t. IV, p. 80: Toz mes biens mobles et non mobles, presenz e à venir
TAILLIAR: « Je laisce à Richaut me [ma] feme tout men meulle [meuble] et tout men catel [avoir], sau [sauf] ce que ele paiera mes detes »
    XIVème siècle
J. DE CONDET: « Courtois et larges de donner.... Tout son meule [il] aleuwe [alloue, donne] et despent »
     Baud. de Seb. III, 917: Quoique je soie povres et mal enlinagiez, S'ai-je vaillant en moi, se de vrai le saviez, Un loial cuer d'ami, en loiauté fiquiez [fiché] ; Certes c'est tous mes s, de plus ne sui aisiez
    XVème siècle
FROISS.: « Et disoient [les serfs] en pillant et en portant hors : Cil chancelier d'Angleterre a eu bon marché de ce »
BASSEL.: « Verres, bouteilles, tonneaux Seroient mes s plus beaux »
COMM.: « Et tout le qu'il recueillit dudit connestable ne valloit point quatre-vingt mil escuz »
     le Jouvencel, dans DE LABORDE, Émaux, p. 388: En païs de paix, ung homme qui perdroit son prisonnier, il le peut poursuivre en toute l'obeissance de son païs ; car c'est son
    XVIème siècle
AMYOT: « Ceste couppe fut le premier d'argent qui entra en la maison des Aeliens »
AMYOT: « Il fit porter ses biens s à l'encan »
LOYSEL: « Or et argent monnoyé et à monnoyer, et tout ce qui se peut transporter de lieu en autre, noms, raisons et actions pour choses mobiliaires, sont s »

ÉTYMOLOGIE
    Provenç. moble ; esp. moble, mueble ; port. movel ; ital. mobile ; du lat. mobilis, qui peut être mu, remué, de movere, mouvoir.


1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française



Qui est aisé à remuer. Il s'emploie surtout dans les deux locutions suivantes:
"Terre ," Terre légère, ou Terre brisée et divisée par les labours.
En Jurispr., "Biens s," Les choses qui peuvent être facilement transportées d'un lieu dans un autre, sans détérioration. "Obliger tous ses biens s et immeubles. Les choses incorporelles sont réputées biens s."



2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



est aussi substantif masculin, et se dit alors Des différents objets qui servent à garnir, à orner un appartement, une chambre, sans en faire partie. "Il a de beaux s, des s superbes, magnifiques. Il est riche en s. Un locataire doit garnir son logement de s. Cette commode, ce secrétaire est un beau . Un d'acajou. Acheter des s à un inventaire. On l'a contraint de déloger, on a mis ses s sur le carreau. On a saisi ses s. On a vendu ses s à l'encan."
"Se mettre dans ses s," Acheter des s pour garnir la chambre, l'appartement qu'on veut occuper. On dit de même, "Être dans ses s."
"Mettre une femme dans ses s," L'entretenir, lui donner des s pour garnir son appartement.



3ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



au singulier, signifie, dans un sens collectif, Toute la garniture d'un appartement, d'une chambre, d'un cabinet, etc., comme tapisseries, lits, siéges, etc., principalement lorsqu'elle est assortie pour les formes et pour les couleurs. "Il a un beau dans son salon. Il a fait faire depuis peu un magnifique. Meuble de tapisserie."



4ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



se dit aussi quelquefois, par extension, de Certains ustensiles qu'on peut porter sur soi. "Ce couteau à plusieurs lames est un fort commode." On dit dans ce sens, "Meuble de voyage."



1ère ancienne définition de 1798 (Académie Française)

Adjectif 


des 2 genr. Qui est aisé à remuer. Il ne se dit qu'en cette phrase, "Terre ," pour dire, Une terre brisée et divisée par les labours.
Il se dit aussi en termes de Pratique, Des biens qui ne tiennent point lieu de fonds, qui se peuvent transporter, et qu'alors on appelle "Biens meubles. Obliger tous ses biens s et immeubles".
Il est aussi substantif, et il se dit De tous les biens qui ne sont point des fonds. "Les s suivent la personne. Le n'a point de suite par hypothèque. L'argent est regardé comme un meuble. Les obligations sont aussi des s. Le mari est maître des s".



2ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Meuble, s'emploie plus ordinairement pour signifier Les ustensiles et tout ce qui sert à garnir, à orner une maison, et qui n'en fait point partie; et cela s'appelle en termes de Pratique, "Meubles meublans. Acheter des s à un inventaire. On l'a contraint de déloger, on a mis ses s sur le carreau. On a saisi ses s. Il a de beaux s. Il est riche en s. Il a des s superbes, magnifiques. Vendre des s à l'encan. Garnir une maison de s".
Il se prend encore au singulier dans un sens plus étroit, pour signifier Toute la garniture d'un appartement, d'une chambre, d'un cabinet, etc. comme, Tapisserie, lits, siéges, etc. "Il a un beau dans sa chambre. Il a fait faire depuis peu un magnifique".



1ère signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)

Adjectif 


Qui est aisé à remuer. Il ne se dit qu'en cette phrase, "Terre ," pour dire, Une terre légère, aisée à labourer.
Il se dit aussi en termes de Pratique, Des biens qui ne tiennent point lieu de fonds, qui se peuvent transporter, & qu'alors on appelle "Biens s. Obliger tous ses biens s & immeubles."
Il est aussi substantif, & il se dit de tous les biens qui ne sont point des fonds. "Les s suivent la personne. Le n'a point de suite par hypothèque. L'argent est regardé comme un . Les obligations sont aussi des s. Le mari est maître des s."



2ème signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



s'emploie plus ordinairement pour signifier, Les ustenciles & tout ce qui sert à garnir, à orner une maison, & qui n'en fait point partie; & cela s'appelle en termes de Pratique, "Meubles meublans. Acheter des s à un inventaire. On l'a contraint de déloger, on a mis ses s sur le carreau. On a saisi ses s. Il a de beaux s. Il est riche en s. Il a des s superbes, magnifiques. Vendre des s à l'encan. Garnir une maison de s."
Il se prend encore au singulier dans un sens plus étroit, pour signifier toute la garniture d'un appartement, d'une chambre, d'un cabinet, &c. comme, Tapisserie, lits, siéges, &c. "Il a un beau dans sa chambre. Il a fait faire depuis peu un magnifique."



Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)

Subst. masculin 

MEUBLER, v. act. ["meu-ble", "blé": 2e "e" muet au 1er, "é" fer. au 2d.] "Meuble" est proprement ce qui sert à garnir une maison sans en faire partie. "Meubler", garnir de s. Il a de beaux "meubles". 'On a saisi "ses s". 'Il "a" richement "meublé sa" maison. 'Il "est" bien "en s"; il "est" bien "meublé". = "Meuble" s' emploie aussi adjectivement. '"Terre ", légère, aisée à labourer.
- Au Palais, "biens s", qui ne tiènent point lieu de fonds, qui se peuvent transporter. 'Obliger tous ses biens "meubles" et immeubles.
   "Rem." 1°. Il ne faut pas confondre "meuble" et "ustensile": on les distingue bien dans une cuisine. 'Les tables, chaises, etc. sont "des s" (en termes de Pratique, on les apèle "meubles meublans") les casseroles, poilons, etc. sont des "ustensiles". Un Auteur moderne a confondu ces deux mots. 'Pourquoi, dit-il, ne pas substituer le fer au cuivre dans "les s" servant à la préparation des alimens et des remèdes. Le mot est très impropre.
- 2°. "Meuble" et "meubler", au figuré, sont tout au plus du style médiocre. On dit d'un homme aimable et jovial, c'est un bon " de" société; d'un savant, qu'il "a la tête meublée de" beaucoup de conaissances. 'Il "avoit la téte meublée de" toutes les conaissances que peut réunir un mortel dans son cerveau. "Anon." On dit aussi d'une persone qui a les dents belles, qu'elle a "la bouche bien meublée".
- 3°. "Meuble" se prend quelquefois collectivement pour toute la garnitûre d'un apartement, tapisseries, lits, sièges, etc. 'Il a fait faire "un " magnifique.



Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)

Subst. masculin 


Terme de Pratique. Bien qui ne tient point lieu de fonds & qui se peut transporter. "L'argent est . les dettes sont s. le mary est maistre des s. il luy a obligé tous ses biens, meubles & immeubles. n'a point de suite par hypotheque. les s suivent la personne".
On s'en sert plus ordinairement pour signifier les ustensiles de mesnage, & tout ce qui sert à garnir, & à parer une maison, & qui n'en fait point partie. Et cela s'appelle en termes de Pratique. "Meubles meublants. Vendre des s à l'Inventaire. on l'a contraint de deloger, on a mis ses s sur le carreau. on a saisi ses s. il a de beaux s. il est riche en s. il a des s superbes, magnifiques".
Il se prend encore dans un sens plus estroit pour signifier seulement la garniture d'un appartement, d'une chambre, d'un cabinet "&c". comme tapisserie d'estoffe, lit, sieges &c. "Il a un beau dans sa chambre. il a fait faire depuis peu un magnifique".




Emplacement dans le dictionnaire :

métropolitain
mets
mettable
mettage
metteur
metteur en oeuvre
mettre
mettre en oeuvre
meublant

meublé
meubler
meuf
meugler
meuille
meule
meulier
meulière
meulon
méum ou méon
meunerie




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de René BOYLESVE (La Leçon d'amour dans un parc)

...regard s'éclaircit, et ses poings s'abaissèrent fort gravement sur ses genoux arrondis et lisses comme de belles pommes de Calville. Le tout étant parfait et achevé, Thérèse poussa prestement le meuble béant, jusque sous la tenture de Jouy, selon un dessein assurément prémédité et dont Châteaubedeau sentit toute la malice à son endroit. D'accroupi qu'il était, il se releva d'un bond et pinça si...


Citation n°2 de René BOYLESVE (La Leçon d'amour dans un parc)

...prévaudra contre tous les petits coups de marteau de l'honorable Madame De Matefelon et les vôtres, ma belle enfant. Je prise tant l'oeuvre de M. François Gillet, que je me refuse à y voir un meuble périssable ! Non ! Vraiment, c'est une divine substance qui s'élève au milieu de ce bassin, et vous me viendriez raconter demain que vous avez vu le Cupidon se mouvoir, venir à vous et vous faire...


Citation n°3 de René BOYLESVE (La Leçon d'amour dans un parc)

...peu que la croisée fût entr'ouverte, l'oreille croyait reconnaître le gazouillis des gouttières par une bonne pluie d'équinoxe. Lorsque le marquis, ayant joué sa pantomime, avait reconfié l'urne au meuble devant elle béant comme sa destinée, chacun avait l'assurance que Foulques ne ferait plus un pas qui le pût éloigner de ce dépôt, et qu'il se coucherait, s'endormirait et ronflerait là contre, en...


Citation n°4 de René BOYLESVE (La Leçon d'amour dans un parc)

...Le pas du jeune coquin, lourdaud et râblé, faisait osciller la cuiller dans le verre d'eau. Tout à coup la belle Zébute, qui dormait là sur un fauteuil, escalada le dossier, d'un tel bond, que le meuble tomba en ébranlant tout l'appartement. Mademoiselle De Quinconas s'éveilla en portant la main à son coeur qui battait le tocsin ; et, au milieu du silence aussitôt rétabli, elle n'entendait plus...


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...un grand espace en Afrique. Mais il y a une infirmité inhérente à cette agriculture qui ne pratique pas la fumure du sol et ne connaît pas la charrue. Elle n'utilise que les parties où le sol meuble permet à une simple houe d'y enfouir la semence ; l'aridité des grès ou des granites la rebute. Elle est capable néanmoins, dans les conditions favorables du sol, de donner lieu à une densité considé...


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